MON ORAISON A L'IMAM RIDHA

خرید بک لینک

Mon oraison à l’Imam Ridha (paix sur lui)

Cette lettre, en forme de prières et de témoignages, je l’adresse à mon Seigneur Ridha, la perle des intercesseurs, le huitième Imam infaillible de la maison du Prophète Mohammad ( Salut et Paix sur lui et sur sa famille).

Mes salutations les plus chaleureuses à la personne la plus valeureuse !

Oh ! Imam Ridha (paix sur vous), je suis en train de noircir cette feuille blanche des milles secrets que regorge mon cœur longtemps meurtri par le poids de ce lourd fardeau. Et aussi, j’ai peur au final de ne vous envoyer que du paperasse indigne de votre seigneurie, car les larmes qui coulent de mes yeux font tomber en lambeau les unes après les autres mes feuilles choisies. Mais, je tiens pourtant à vous l’envoyer, en étant persuadé que rien de ce contenu est inédit pour votre omniscience. Tous ces secrets sont en quelque sorte des histoires ahurissantes et stupéfiantes de ma vie.

Pour commencer, j’aimerais me présenter à votre majesté, je suis un étudiant étranger en Iran. Je suis venu du cœur de l’Afrique, plus précisément de la République Démocratique du Congo. Je suis issu d’une famille chrétienne et j’ai grandi auprès d’une grand-mère idolâtre. Je me suis agenouillé devant les statuts divinisés de l’église catholique et j’ai embrassé le statut fétiche de mes aïeux. Pourtant, par ta grâce, un jour je les ai reniés et je suis parti vers l’Islam par ma volonté mûrie par mille réflexions et par l’ordre de mon père qui n’était même pas musulman, mais Dieu a fini par toucher son cœur et arracher de lui cette permission utile pour un mineur de onze ans de pratiquer une religion différente de celle de ses parents. Cet événement avait laissé tout le monde perplexe, puisque devenir musulman en ce temps-là, c’était encourir l’opprobre des siens et subir le reniement de soi par les autres. Par ta grâce, j’étais accepté comme tel, dans une famille chrétienne, avec un régime alimentaire et des pratiques religieuses islamiques différents de leurs. Vous savez, malgré l’accord de mon père, ma mère n’avait pas facilement accepté ma conversion, pourtant il est arrivé un jour ma sœur, qui habitait chez ma tante mateelle, nous est ramenée à la maison gravement malade, à l’absence de mon père, seul avec ma mère nous l’avons conduite à l’hôpital ; dans le taxi en route vers l’hôpital , elle avait perdu connaissance pendant qu’elle vomissait, des vomissures au couleur du sang qui étaient coagulées, en forme des boulettes ; ma mère paniquée ne faisait que pleurer et me voyant prier, elle m’encouragea dans mon invocation ; c’est ainsi que les vomissements de ma sœur commençaient à s’atténuer et elle reprenait de plus en plus connaissance pendant que je récitait le soixante et deuxième verset de la sourate An-Naml (les fourmis) : ‘’N’est-ce pas Lui qui répond à l’angoissé quand il l’invoque, et qui enlève le mal,..’’. C’était la première fois que j’expérimentais les vertus des versets coraniques. Et j'ai toujours la conviction que vous n’avez jamais cessé d’être mon intercesseur auprès d’Allah (Dieu). Depuis cet evénément, ma mère bien qu’elle n’a pas adhéré à l’Islam mais témoigne d’un grand respect pour cette religion.

L’Islam que j’avais embrassé en ce temps fut l’Islam sunnite et sans le savoir je me suis fait des khalifes une préférence et une référence au lieu et place des Imams infaillibles (paix sur eux). Mais encore une fois, par ta grâce, mes yeux se sont ouverts à la lumière et mon cœur à la vérité par le truchement d’un étudiant de l’Université Inteationale al-Mustafa extension de Kinshasa et après mille et une débats, je me suis attaché par conviction à l’Islam mohammadien et je fais de celui-ci la plus grande et la plus exceptionnelle des découvertes de ma vie, toujours par ta grâce.

J’ai intégré l’Université Inteationale al-Mustafa extension de Kinshasa dans mon pays, en poursuivant en même temps mes études d’ingénieur en urbanisme, par ta grâce j’ai réussi brillamment dans toutes mes études, celles-ci m’ont permis d’avoir une bonne connaissance en langue arabe, française et en histoire de l’Islam, tout en forgeant mon esprit critique. Je me suis permis par le concours de quelques amis d’écrire une pièce de théâtre sur la mort tragique de l’Imam Husseyn (paix sur lui), pièce qui a fait pleurer Chiites, Sunnites et Chrétiens confondus dans une salle pleine à craquer. J’ai demandé à Dieu de me récompenser pour ce succès par un mariage et par un voyage d’étude en Iran, par ta grâce, mon vœux fut exhaussé ; je me suis marié et voyagé sans dépensé un franc de ma poche.

De mon mariage, avant de partir pour l’Iran, j’avais laissé une fille d’une année et quelques mois, répondant au nom de Fatima Zahara ; quelques mois avant sa venue au monde j’avais rêvé de cette grande dame, pendant que ma femme avais un mal terrible de ventre ; tard la nuit et très éloigné des centre de santé, j’avais épuisé toutes les invocations, une fois emporté par le sommeil , la fille du Prophète m’a révélé un nom, son propre nom qui a mis fin aux douleurs de ma femme, toujours par ta grâce.

En ce qui concee ma fille, je dois vous dire, elle était beaucoup attachée à moi qu’à sa mère ; c’est à mon épaule le soir qu’elle trouvait sommeil. Lorsque je les ai quitté pour l’Iran, quelques mois plus tard elle est tombé malade et obligée de garder pendant quelques jours le lit de l’hôpital. Ma femme ne voulant pas me tourmenter s’est abstenue de m’annoncer cette triste nouvelle. Cependant, bon gré malgré, ma mère a fini par m’informer. J’étais abattu, désorienté et nerveux. Moi qui ai toujours été quelqu’un de calme, j’avais perdu à l’instant toute ma quiétude. En Iran, plus précisément en Ispahan, notre école s’est trouvée en plein milieu d’un bazar, en sortant comme en entrant on devrait affronter les regards de nombreux curieux qui s’étonnaient d’avoir un nègre en Iran, certains parmi eux s’amusaient à nous taquiner suite à la couleur de notre peau. Ce fut bien-sûr une infime minorité des ignorantes. En temps normal, on subissait en silence ces affronts, mais après la nouvelle de la maladie de ma fille, j’étais de plus en plus énervé et je craignais d’user de la violence en réponse à cette manque de considération. J’avais peur de moi-même, c’est-à-dire de l’être que j’étais devenu. A qui confier ma peine ? Comment faire venir ma petite famille en Iran ? Les autorités de l’Université Inteationale al-Mustafa de l’Ispahan m’ont dit de patienter encore pendant deux ans, selon la loi relative à l’invitation de la famille de l’étudiant.

Cependant, mon hôte, l’oreille de Dieu, mon seigneur Imam Ridha avais attendu mes plaintes. Oui, c’est bien vous ! J’étais convier à effectuer avec les autres étudiants un voyage à la ville sainte de Machhad. Auprès de votre saint sanctuaire, j’avais formuler mon intention, celle de voir ma fille guérir et ma petite famille auprès de moi, et j’avais demandé à votre seigneurie d’être mon intercesseur auprès de Dieu.

Très vite mon vœux fut exhaussé, le responsable principal qui s’occupe des affaires relatives aux familles des étudiants était venu en Ispahan. Nous avons eu l’occasion de parler avec lui tête à tête et les deux ans d’attente était transformé en quelques mois. Et vite j’avais retrouvé ma fille en bonne santé en compagnie de sa mère. Encore une fois, par ta grâce.

Pourquoi je répète à maintes reprises cette formule ? Aujourd’hui, il y a six ans jour pour jour que je vis en Iran où je poursuis mes études en Sciences islamiques ; je commence à avoir des réponses par rapport à mon parcours spirituel très singulier ; j’ai compris que cette force d’attraction qui m’a entrainé vers les gens de la maison du Prophète (Salut et Paix sur lui et sur sa famille), c’est cette dimension d’amour et de sacrifice liée à votre mort en martyr dans cette terre bénite d’Iran. Lorsque je suis tombé sur cet hadith, cette parole que vous avez cité quelques jours avant de rendre l’âme : « Certes, je serai tué et empoisonné dans une terre étrangère et dans celle-ci j’y serai enterré », j’ai saisi la raison et l’essence de ma vie.

Aujourd’hui, grâce aux retombées de ce martyr dans cette même terre, moi cet ancien idolâtre et ce fervent chrétien, je suis invité en Iran non pas pour que je sois tué, mais pour revivifier mon cœur par le truchement des sciences de gens de la maison du Prophète (Salut et Paix sur lui et sur sa famille).

Aujourd’hui, grâce aux retombés de ce martyr dans cette même terre, moi un ancien joueur de l’équipe inteationale des sunnites, je suis invité en Iran non pas pour que je sois empoisonné mais dopé, en profitant de l’antidote distillé dans votre banquet afin d’être sauvé de la mort lente ‘’l’ignorance’’.

Aujourd’hui, grâce aux retombés de ce martyr dans cette même terre, moi en tant qu’un combattant ragaillardi de l’Imam du temps, je suis venu à votre service, non pas pour que j’y sois enterré, mais pour sortir du gouffre des religions et des cultures vicieuses.

Pour cette raison,

vous n’êtes plus le tué, vous êtes celui qui redonne la vie ;

vous n’êtes plus l’empoisonné, vous êtes celui qui distille l’antidote ;

vous êtes plus l’enterré, vous êtes celui qui tire les gens du gouffre de la mort ‘’ignorance’’ ;

vous êtes plus l’étranger, vous êtes comme nous, selon les dires du guide de la révolution islamique d’Iran, le fils de la maison.

C’est pour cette raison que je suis reconnaissant envers vous, puisque tout ce que j’ai et tout ce que je suis aujourd’hui, c’est grâce à vous.

C’est vous mon Seigneur, l’œil de Dieu qui a vu ma naissance et s’est réjoui de la venue au monde d’un futur disciple.

C’est vous mon Seigneur, la lumière de Dieu qui a su illuminer mon chemin depuis le temps et guider mes pas.

Ya Imam Ridha ! je me remets totalement à vous, intercédez pour moi auprès de Dieu.

Votre humble serviteur Misbaah TABU MBALE LUBANGI

(Premier prix du onzième festival inteational : lettre à l'Imam Ridha -paix sur lui-)

science et religion...

ما را در سایت science et religion دنبال می‌کنید

برچسب: نویسنده: بازدید: 72 تاريخ: جمعه 12 شهريور 1395 ساعت: 9:46

صفحه بندی